Lucile et Nicolas

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Les producteurs, Lucile et Nicolas


 

 Lucile et Nicolas ont fondé la ferme Esmeralda il y a trois ans. Ils ont tous les deux
fait des études agricoles et posséder leur propre ferme de chèvres laitières était
pour eux un rêve d’enfance. Le premier stage de Nicolas a eu lieu dans une ferme
qui pratiquait la biodynamie et pour eux il n’a jamais été question de faire autre
chose que du bio.

Nous les avons rencontrés avec leur troupeau de chèvres poitevines. Ils possèdent
une trentaine de chèvres très affectueuses encadrées par leur chien.  Ces chèvres
sont rustiques et polyvalentes, elles ont eu pendant longtemps un grand succès
chez les éleveurs français mais ont été abandonnées dans les années 1960 car
elles supportaient mal l’enfermement. Et de fait chez Lucile et Nicolas elles sont
tout le temps en extérieur avec une très grande surface de terrain à disposition.
Leur statut de race en voie de disparition est un atout de plus aux yeux de Lucile
en leur faveur. On peut d’ailleurs observer une race très particulière de cochons
à la ferme d’Esmeralda : le cochon laineux. Ce cochon surprenant a des airs de
mouton avec la laine qui lui pousse sur le dos.

Lucile Et Nicolas élèvent également des vaches dans l’espoir de faire du lait bio.
Leurs vaches sont des vaches nantaises dont la viande comme le lait sont
excellents. La vache nantaise a eu beaucoup de succès en France dans les années
1960 mais a été progressivement abandonnée parce que malgré la qualité de leur
lait le rendement de litres de lait par vaches ne paraissait pas suffisant : il faut 900
vaches pour produire 300 l de lait.

Lucile Déplore cet abandon car il est rare aujourd’ hui de pouvoir goûter du lait de
vache nantaise.
 

 

 

Un métier complet d'attention et de soin au troupeau et à l'exploitation


 

 A la ferme d’Esmeralda le lait des chèvres est trait à la
main dans des seaux tous les soirs. Le processus en
lui-même peut paraître long mais c’est un moment de
convivialité pour les chèvres comme pour leurs éleveurs.

« Ce qui me prend le plus de temps finalement
c’est de m’occuper des chèvres qui réclament
de l’attention et des caresses».

 Les chèvres de Lucile sont effectivement particulièrement
affectueuses et très proches de leurs éleveurs qui
connaissent le nom et la filiation de chacune. L’une d’elles
qui avait été élevée au seau a même habité pendant un
temps chez Lucile et Nicolas comme un animal domestique.
Ce rapport aux chèvres et à la nature a un lien avec l’affinité
de Lucile pour la biodynamie.

Pour Lucile l’exploitation est dans sa totalité un organisme vivant, il en est de même pour la terre et c’est pourquoi il faut le traiter comme tel.
Cela passe non seulement par un respect du rythme naturel du domaine et de la végétation mais par d’autres techniques d’entretien comme
par exemple un traitement du sol à base de préparations végétales. Plus qu’une pratique agricole c’est une philosophie complète, une façon
d’envisager la ferme et l’élevage dans son ensemble. 
 

Tout ce lait trait à la main est ensuite utilisé pour produire des fromages : des crotins de chèvres, des pyramides, des palets sans sel
mais aussi des « gourmands » (des fromages de chèvre gros format)

 





Le cochon laineux de Lucile et Nicolas